Le Cniel signe un accord national avec l’ONISEP. Le renouvellement des générations et l’attractivité des métiers sont une priorité pour la filière laitière.

27 février 2019

Mercredi 27 février 2019, au Salon International de l’Agriculture à Paris, une table ronde « Attractivité, emploi, formation : les défis de la filière laitière française » s’est déroulée en présence de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et l’Alimentation.

A l’issue des échanges, le Cniel, l’interprofession laitière, a signé un accord national avec l’ONISEP,  l'Office national d'information sur les enseignements et les professions, pour contribuer ensemble à :

  • à améliorer la connaissance des formations et des métiers de la filière laitière, notamment auprès des jeunes et des personnels en charge de leur orientation : enseignants, psychologues de l’éducation nationale
  • à développer l’information sur les métiers de l’élevage et de l’industrie de transformation du lait, par la visite d’exploitations, d’entreprises et la diffusion de supports d’information 
  • à développer la formation professionnelle dans ce secteur.

« A travers ce partenariat avec l’ONISEP, nous souhaitons construire dans la durée une démarche globale visant à une plus grande visibilité, attractivité et représentation des métiers de notre filière. L’enjeu est fort. L’appropriation doit se faire par tous les publics concernés : les jeunes, les équipes éducatives, les responsables de formation de nos entreprises … » Thierry Roquefeuil, Président du Cniel, filière laitière française.

Face au défi du renouvellement des générations dans les fermes

La France compte près de 60 000 exploitations laitières, réparties sur l’ensemble des territoires qui font vivre économiquement et socialement les campagnes françaises : écoles, commerces... Aujourd’hui 42% des éleveurs laitiers ont plus de 50 ans. D’ici 5 ans, 1 litre de lait sur 2 sera produit par une nouvelle génération d’éleveurs. Les fermes laitières françaises connaissent une mutation sociale sans précédent. En quelques décennies, l’agriculture française a été profondément transformée avec une nouvelle génération d’agriculteurs dont les compétences et les façons de travailler ne sont plus les mêmes. Ces éleveurs laitiers changent : ils ne sont plus nécessairement issus de familles d’agriculteurs. Ils travaillent sous forme sociétaire, en GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) ou en EARL (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée) entre parents, enfants ou voisins, pour mettre en commun leurs moyens de productions et leurs compétences.

L’industrie laitière peine à recruter

Aujourd’hui, la France compte 760 sites de production répartis partout en France, au plus près des fermes, et totalise 60 000 emplois. 85% de ces salariés habitent dans des communes de moins de 15 000 habitants. La filière recrute ! Chaque année, chez les industriels et coopératives laitières, 3 000 personnes sont recrutées en CDI. Pourtant, certaines annonces peinent à trouver des candidats 15% de ces annonces en CDI ne sont pas pourvues et il faut compter en moyenne 12 mois pour recruter un nouveau collaborateur. 83% des entreprises laitières interrogées rencontrent des difficultés dans leurs recrutements et regrettent un manque de candidature. Les métiers particulièrement en tension : conducteur de machine (niveau Bac pro), technicien de maintenance (BTS), conducteur de ligne (BTS), pilote d’installation automatisée (BTS), encadrant opérationnel laitier, chauffeur collecteur…

La formation : enjeu décisif pour la filière laitière de demain

Pour répondre aux besoins des entreprises, des formations spécifiques ont été développées dans les ENIL. Dépendantes du ministère de l’agriculture et du conseil régional, les ENIL (Ecole Nationale des Industries laitières) ont pour missions la formation, l’insertion, la recherche, la coopération internationale, l’animation et le développement des territoires. Ces écoles et universités tissent des liens étroits avec les entreprises laitières. Un panel de formations de tous niveaux est proposé, du CAP jusqu’au BTS… et même des licences, des masters, des doctorats en partenariat avec des universités, et des diplômes d’ingénieurs en partenariat avec des écoles. 65% des formations sont dispensées en alternance. Des écoles de formation continue au sein des entreprises permettent également aux salariés de poursuivre leur formation. Les ENIL accompagnent en amont, et en profondeur, l’évolution de la filière laitière, en créant des formations spécifiques. En septembre 2018 a ainsi été lancée la première promotion de fromagers.

La filière va plus loin aujourd’hui en signant avec l’ONISEP une convention à l’échelle nationale pour contribuer ensemble à :

  • à améliorer la connaissance des formations et des métiers de la filière laitière, notamment auprès des jeunes et des personnels en charge de leur orientation : enseignants, psychologues de l’éducation nationale
  • à développer l’information sur les métiers de l’élevage et de l’industrie de transformation du lait, par la visite d’exploitations, d’entreprises et la diffusion de supports d’information 
  • à développer la formation professionnelle dans ce secteur

L’Onisep est un opérateur du ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse, et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Il a pour mission d’informer sur les formations, les métiers et les secteurs professionnels. Via ses productions et ses services, il donne des repères aux familles pour les aider dans l’élaboration de leur projet d’orientation. Il fournit aussi des ressources pédagogiques aux équipes éducatives qui accompagnent les jeunes dans leur démarche d’orientation. L’Onisep est engagé dans de nombreux partenariats avec des acteurs du monde économique qui se traduisent par un appui en ingénierie pédagogique et par la réalisation de productions print et numériques.

Pour en savoir plus : www.onisep.fr et  youtube.com/Onisep

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